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«Aman iman = l’eau c’est la vie» dit un proverbe touareg. Au Niger, en milieu rural, l’accès à l’eau potable est estimé à 49 %. Les ressources en eau sont mobilisées pour la consommation humaine, l’abreuvage du cheptel, l’irrigation des cultures, les activités artisanales ou industrielles.

Parce que le droit à l’eau potable et à l’assainissement est fondamental et influe sur la santé ; parce que l’activité en dépend, Talam Léman soutient des «projets eau» adaptés au contexte local.

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RECHERCHE EN EAU SUR AWLIGUINE : des avancées et des limites

La solution d’une prospection géophysique (recherche de la nappe par sondage électrique) se présentait comme une bonne option pour faciliter la recherche en eau sur le campement. Mais la question qui se posait alors était « où sonder ? ». Vu le coût d’un sondage, il fallait mieux circonscrire la zone. Le SIEM (Syndicat Intercommunal des Eaux des Moises à Perrignier), partenaire de Talam Léman sur les projets-eau, a accepté d’appuyer le financement d’une telle recherche. C’est plutôt rare et à souligner. En effet, de nombreux bailleurs sont plus enclins à financer des actions aux résultats sans risque.

En 2012, l’association a pris conseil auprès de personnes-ressources : associations intervenants au Nord-Niger (Michèle Poncelet, Géographe/enseignante et Alain Morel, Professeur honoraire à l’Institut de Géographie alpine de Grenoble et fin connaisseur du désert, tous deux membres de Alpes-Aïr N’Mitaf ; Christel Pernet, Présidente de Les Puits du Désert), Luc Decroix, (Hydrologue à l’Institut de recherche et développement de Grenoble).

Un lien s’est opéré également avec Mylène Contini, d’Hydraulique Sans Frontières à Chambéry. Pour nous conseiller, elle nous a mis en relation avec Lucien Bourguet, hydrogéologue en retraite qui vit sur Paris. Pionnier de la recherche hydrogéologique en zone sahélienne, son expérience dans ce domaine était une véritable aubaine ! Motivé par notre projet, Lucien Bourguet a accepté de guider à distance une enquête hydrogéologique, 1ère étape incontournable de notre démarche.

Durant de nombreux mois, Talam Léman, le GIE Tagazt et Lucien Bourguet ont travaillé ensemble pour mettre en œuvre les démarches conseillées par l’hydrogéologue. L’objectif était de collecter un maximum d’informations permettant d’affiner le «profil géo hydrologique » de la zone. Ceci a consisté en la recherche sur le terrain ou via des documents d’éléments utiles tels : cartographie des massifs alentours, des puits, collecte de roches, données pluviométriques, prises de mesures, recueil d’observations sur le campement, recherches d’information auprès de divers services, étude de débit du puits, etc.

Une rencontre a eu lieu avec Lucien Bourguet, Talam Léman et Ghissa Alhassane en avril 2013 à Paris.

Une zone propice pour un futur puits a été délimitée. A son retour au Niger, Ghissa a informé la population. Les gens ont découvert avec étonnement l’image du campement vue du ciel et les points localisant l’école, les puits, les embranchements de l’oued, les montagnes. La présence de « parcelles réservées » à de futurs jardins a eu pour conséquence de réduire les possibilités d’emplacement du puits. L’endroit le plus propice a été délimité afin de le creuser. Mais les roches sorties du puits sur plusieurs mètres ont été jugées défavorables à la présence d’eau par Lucien Bourguet.

La déception pointait. Cependant, la collaboration et les recherches aux côtés de Lucien Bourguet ont permis tant à Talam Léman qu’au GIE Tagazt, d’améliorer leurs connaissances générales ou spécifiques au campement d’Awliguine sur l’aspect « hydrogéologie ». D’autres démarches pourraient s’envisager pour poursuivre. Mais la réalité reste la limite des moyens, tant financier, qu’en terme de compétences pour gérer de tels projets complexes.

Mots-clés: Accès à l'eau, Awliguine